lundi 27 février 2017

Reyclage !


Que je vous fasse partager ce que je viens de recevoir ! Pas plus bêtes et pas moins beaux que les sacs en paquets de café ou autres que j'ai vus fleurir l'an dernier... Reste à trouver quel livre sacrifier...

 

 Vous aimez les livres… Vous aimez les sacs…

Alors vous allez adorer cette idée de sac en forme de livre !

livre sac petit prince
Une idée géniale afin de marier l’amour d’un livre et de la mode. Plusieurs sociétés se sont lancées dans la fabrication de ces sacs livres (book bags) comme Krukrustudio (en Russie) qui a de multiples modèles disponibles sur leur leur boutique Esty. Vous pouvez même leur proposer la couverture de votre livre favori afin qu’ils vous le confectionnent. Evidemment, ce sont des sacs réalisés à base de couverture de livres recyclées avec des poignées et boutons adaptés.
sac livre
sac livre harry potter

idboox livre sac

Do it yourself !

Evidemment vous pouvez créer vous-même (en suivant par exemple ce tutoriel) votre sac livre avec une couverture rigide assez épaisse, des anses de vos vieux sacs à main qui ne vous servent plus et quelques chutes de tissus et cartons.

Article Crea Passions du 27 février 2017

jeudi 23 février 2017

A lire absolument !

... Enfin, si vous retrouvez votre "Version fémina" n° 777, vous savez, celui qui vous donne l'envie de boire un café en rêvant d'un voyage lointain ? Vous n'arrivez pas à remettre la main dessus ? Normal, et pas grave ! Je vous le montre ci-dessous...

 Femme bordélique 1

5 raisons d'être bordélique

L'ordre, une vertu ? Pas pour Jennifer McCartney, auteure du livre De la joie d'être bordélique, qui vient de paraître aux éditions Mazarine. Une parodie drôlement convaincante…
Par Nadine Coll - Photo : ©Getty Images

C'est bon pour la santé !

Les générations se suivent en reprenant le refrain : « Range ta chambre », « Débarrasse ton bureau »… Seulement voilà, depuis les préceptes de la papesse du rangement Marie Kondo, la folie du tri s'est emparée de la planète, multipliant tutos, coachs, « home organizers » et autres « power rangeuses ». « Le souci, c'est que tous sont partis en croisade pour mettre de l'ordre partout », s'insurge Jennifer McCartney, qui contre-attaque avec De la joie d'être bordélique. Déjà best-seller aux Etats-Unis, cette parodie acide des guides et manuels exterminateurs de la chaussette qui traîne balance, mine de rien, de « vraies » vérités. De quoi décomplexer tous les accros au foutoir.
Cela rend plus créatif
Plusieurs études le démontrent, le bordel favorise les idées innovantes. Jennifer McCartney rapporte une expérience où des personnes doivent réfléchir à différentes manières d'utiliser une balle de pingpong. Celles dont le bureau est un vrai chantier ont développé cinq fois plus d'idées que les autres ! Normal, puisque le souk favorise le lâcher-prise et la distanciation avec le convenu, l'attendu. CQFD, selon l'auteure : « Si vous réprimez votre tendance naturelle au désordre, vous risquez de réprimer aussi vos capacités d'imagination et de création ! »
Cela stimule l'efficacité au travail
« Si un bureau en désordre est le signe d'un esprit en désordre, alors de quoi un bureau vide est-il le signe ? » La question est d'Albert Einstein. Les adeptes du bazar se fabriquent une sorte de mur antibruit pour encore mieux se concentrer. Sans compter qu'avoir à se rappeler sans arrêt où se trouve telle ou telle chose stimule les neurones… C'est même bon pour l'ego : en un clin d'œil, le bordélique sera capable d'exhumer un papier, sous le regard fasciné de ses collègues de bureau. Respect !
Cela protège
Bureau ou maison, même combat : de vrais foutoirs ? Oui, mais ce sont les nôtres ! D'où le sentiment d'être le seul à pouvoir « contrôler », ce qui est très rassurant et protecteur. Et qui va oser s'aventurer dans un tel bordel ? Voilà un rempart très efficace contre l'intrusion des autres.
Cela rend vivant !
« Les maisons où tout est bien rangé m'angoissent. C'est comme si on cherchait à y brider la vie », nous raconte Jennifer McCartney. La psychologue Emmanuelle Rigon le confirme : « Remettre une chose à sa place, c'est finir une tâche et, pour certains, cette finitude renvoie à la mort. Tandis que la laisser traîner, c'est la laisser exister… » Le psychanalyste Alberto Eiguer propose aussi cette interprétation : « Celui qui range tout systématiquement ne supporte pas le contact avec les objets qui l'entourent. Il préfère garder à distance la sentimentalité qui le lie à eux. » Conclusion : les bordéliques sont des bons vivants qui n'ont pas peur de leur chaos intérieur.
Cela libère
« Nos grands-mères auraient été horrifiées à la vue de nos chambres en bordel… et un peu jalouses, car allez savoir ce qu'elles auraient fait de leurs vies si elles avaient eu tout ce temps libre ? » interroge Jennifer McCartney. Sans compter que le marché de l'ordre est bien plus lucratif que celui du désordre. « Pour pouvoir ranger, il faut acheter des guides, des meubles, des boîtes et des paniers en tout genre et une multitude de séparateurs de tiroirs, déclare-t-elle. Alors que pour vivre pleinement son désordre, on n'a besoin de rien ! »
 De la joie d'être bordélique, ed. Mazarine, Jennifer McCartney

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dimanche 19 février 2017

Les enfants, y'a du poulet dans le frigo et des pâtes dans le placard. A lundi.

Ce petit mot se trouve sur la table de la cuisine.
Vous serez l'un des protagonistes du texte que vous allez écrire...




Le rire est le propre de l’homme, paraît-il. Et pourtant, même si ça ne se voit pas, moi, je me marre !
Non mais vous auriez bien rigolé aussi, si vous aviez vu leur tête, mardi, au p’tit déj’ ! Déjà que les gamins ont toujours l’air ahuri le matin, devant leur bol de céréales, là ça frôlait l’indescriptible quand ils ont lu le mot que Babette avait laissé sur la table de la cuisine.
Mais le moment où j’ai failli m’étouffer, tellement j’avais mal aux côtes, c’est quand ils l’ont montré à leur père ! Il est devenu tout blanc, puis tout rouge, en criant qu’elle « n’avait pas le droit » !
Du coup les lardons se sont tous mis à parler en même temps : celui qui n’aime pas le poulet, celle qui dit que ce n’est pas possible parce qu’il n’y a plus de ketchup, l’autre qui demande comment elle va faire pour son cours de gym sans sa tenue qui est au linge sale, jusqu’au petit dernier qui affirme que si sa mère ne l’accompagne pas, il refuse d’aller à l’école…
Et moi, alors, personne ne se demande qui va mettre des croquettes dans ma gamelle et de l’eau dans mon bol ? Je m’en fiche comme de mon premier croc, j’ai table ouverte chez le doberman d’à côté !
Je lui tire mon chapeau, quand même, à Babette, de les avoir plantés là pour une semaine ! Je sais ce qui va se passer : ils mangent à la cantine le midi, ils commanderont des pizzas ce soir, un drive demain soir, peut-être, les copains une fois ou deux, puis ils vont regarder dans le frigo pour constater que le poulet a dépassé sa date de péremption, et finalement ils se rabattront sur les pâtes, jusqu’au retour de « l’égoïste », comme ils l’appellent entre eux.
Lundi, je lui ferai des fêtes quand elle rentrera. Lui, lui fera la gueule, c’est sûr. Quant aux gosses, la grande question sera : « Qu’est-ce qu’on mange ce soir ? »
Vous diriez que Babette a une vie de chien ? Moi je peux vous dire qu’à tout prendre, c’est ce que je lui souhaiterais !

 Norman Rockwell





mardi 14 février 2017

Soirée d'hiver

Quelques images tirées au sort, pour stimuler l'inspiration, et un thème : l'hiver, voilà un atelier d'écriture !


Voi…là ! Là, je me sens parfaitement à l’aise ! Mon pyjama en pilou avec des cœurs, ma robe de chambre à carreaux et mes gros chaussons en moumoute : je suis parée contre les courants d’air vicieux qui filent par les aérateurs de la baie vitrée…
Enfin une soirée comme je les aime, à cocooner devant la télé en sirotant mon thé… Je suis en mode « veilleuse »… Il faut dire que cette journée m’a épuisée. Ce matin, je suis partie plus tôt pour dégivrer mes vitres et rouler au pas jusqu’en ville. Puis il a neigé tout le jour, et ça continue. Le retour a été aussi pénible que l’aller. Alors, maintenant, je me mets aux abonnés absents, je fais la marmotte. Dans un petit moment je me préparerai peut-être un plateau-repas pour regarder un film. Il y a quoi, ce soir ? « Les bronzés font du ski ». Hé bien, ils ont le sens de l’à-propos, à la télé !
Un coup de sonnette strident me tire de ma léthargie. Ne pas répondre, je n’y suis pour personne. Une seconde sonnerie, plus insistante, m’oblige à me lever. Mais je ne vais pas ouvrir, juste regarder par le judas qui vient perturber ma soirée pyjama en solitaire. Je colle un œil à la porte et manque défaillir : là, à trente centimètres de moi, se tient mon voisin de dessous, celui à qui je rêve de parler depuis quatre mois qui j’ai emménagé, sans savoir quel prétexte trouver. Le néon du palier fait briller ses boucles brunes et je note les deux premiers boutons ouverts de sa chemise… Un frisson me parcourt l’échine… Je ne peux pas me montrer dans une telle tenue, mais si je n’ouvre pas il va repartir… Je passe une main dans mes cheveux, resserre les pans de mon peignoir et me décide à tourner la clé. Quand j’ouvre, il a déjà redescendu trois marches. Je me sens écarlate malgré la fraîcheur de la cage d’escalier. Je m’avance vers lui, il se retourne. Je n’avais pas remarqué les reflets métalliques dans ses prunelles grises…  Il faut bien dire qu’il ne m’a jamais vraiment regardée… Mais là, il me voit, et son regard passe de l’indifférence à la surprise, puis le rire gagne ses yeux avant d’exploser dans sa gorge. D’où il est, il se trouve au niveau de mes pieds et contemple les deux toutous en peluche qui me servent de chaussons ! Vexée, je me compose un masque de jeune fille outragée en pestant intérieurement contre moi. Dire que j’aurais voulu qu’il entre partager mon thé, je lui aurais servi quelques biscuits…

- Jean ! Dépêche-toi ! Rentre et ferme la porte, ça caille, là !

- J’arrive, Chérie !

lance mon prince charmant qui, de toute évidence, ne s’adresse pas à moi. Si, quand même, juste pour me dire :

- Le propriétaire m’a demandé de vous prévenir que, demain, le chauffage sera coupé pour l’entretien annuel de la chaudière. Désolé de vous avoir dérangée et… Pas mal, la tenue !

Don Juan, tu t’es tiré une balle dans le pied, je te raie de mes rêves !


mardi 7 février 2017

Un tout petit point

Après la semi-fiction, voici une part de réalité que j'aurais aussi pu offrir à la Petite Fabrique d'Ecriture...


Par la fenêtre de ma cuisine, ce matin, alors que ma tête était encore pleine des rêves étranges et dérangeants de la nuit, j’ai remarqué quelque chose de minuscule, fragile et pourtant triomphant sur une des branches du prunus… Un bouton, le tout premier ! Une promesse de printemps malgré le froid, le vent tempétueux et la pluie en rafale ! Petit point rose dans tout le noir moussu et trempé de la ramure d’hiver, il était là, malmené par les éléments, dodu et frais comme un nouveau-né.
Je ne pouvais pas faire autrement que d’aller le saluer, en dépit du mauvais temps. D’une saccade, il m’a montré tout autour de lui des bourgeons gonflés de vie. Bientôt l’arbre en veille sera un magnifique bouquet et les oiseaux pourront à nouveau s’y cacher pour donner la sérénade, chacun dans son registre : le merle, le pigeon, la mésange, le discret rouge-gorge et, parfois, le geai…
Par la fenêtre j’ai vu un tout petit point rose qui a illuminé ma journée ! 

 

dimanche 5 février 2017

Après la tempête

Je publie ici un texte envoyé pour le blog de "La petite fabrique d'écriture" qui prendra, à terme, le relai de l'atelier que je vais bientôt quitter, après plus de 10 années de bons (?) et loyaux services ! 


Par la fenêtre, je vois l’ampleur des dégâts. Il a venté toute la nuit ; la pluie en rafale a giflé les volets de bois et tambouriné sur les ardoises, dégoulinant à gros sanglots dans les chéneaux. Et ce matin, le calme revenu, j’ai ouvert les persiennes sur un ciel d’un bleu profond.
Dessous, le jardin est bouleversé, défait, anéanti. Le sapin du fond est couché sur la pelouse, révélant ses racines rayonnantes sur lesquelles des pies s’ébrouent en jacassant. Les dahlias écrasent leur tête sur le gravier de l’allée, la tige brisée par le vent et un excès d’eau. Les fauteuils de la terrasse gisent ça et là, au milieu de branchages et de feuilles arrachées aux haies…
Lentement, je tire le rideau, enfile une robe de chambre et descend.
Dès la porte ouverte, je commence à redresser ici un pot, là un rameau. Je progresse dans ce fouillis en ramassant quelques objets, en repoussant d’autres du pied. Je n’aurai jamais assez de cette journée pour tout remettre en état et je ne sais trop par où commencer…
Assise sur le muret, je m’apitoie, sur moi ou sur le jardin, je ne sais pas, lorsque je perçois un mouvement, suivi d’un petit cri aigu. Des branches emmêlées du sapin sort un petit museau rose. Deux billes noires me fixent sans peur, la moustache frémit.
« Bonjour, Minet ! Viens, je t’offre un bol de lait, puis je me mets au travail ! »
Je retourne dans la cuisine, le chat trottine sur mes talons en laissant les trèfles de ses empreintes sur le carrelage.



mercredi 18 janvier 2017

Acte II

Cette fois-ci, commencer par : "Les deux femmes entrèrent dans la pièce", et terminer par : "Dehors il pleuvait".

Les deux femmes entrèrent dans la pièce en chuchotant comme des conspiratrices. Par la fenêtre, je les avais déjà repérées, qui ricanaient dans la cour de l'immeuble en se poussant du coude. Que mijotaient-elles ?
Impassible, je continuai à vanter les mérites de l'appartement aux deux couples qui s'étaient présentés. Le directeur de l'agence avait décidé de faire jouer la concurrence entre les postulants en les invitant à une visite commune, ce qui était très désagréable pour moi. En effet, personne ne regardait le même endroit au même moment, et j'étais souvent obligée de me répéter. Jusqu'à présent, j'avais jugulé l'énervement qui montait en moi en pensant à la commission juteuse que je tirerai de cette vente, mais voilà que ces deux trublions entraient en scène...
Comme j'allais quitter le salon, la première remarqua à haute voix que le soi-disant parquet d'époque n'était qu'un vulgaire parquet flottant habilement vieilli, et que les moulures du plafond pourraient bien être des rosaces en plastique, à en croire un expert de leurs amis. Pendant ce temps, sa comparse mettait tant d'ardeur à faire aller les battants à meneaux de la fenêtre que les pauvres ventaux XVIIème se mirent à gémir et couiner comme ils ne l'avaient jamais fait depuis deux jours que j'avais ce bien en charge ! Elles agirent de même dans les pièces suivantes, critiquant tout, semant le doute sur mes explications, allant même jusqu'à prendre mes clients par le bras pour leur montrer de supposées moisissures dans le fond d'un placard obscur. La décence et mon professionnalisme m'empêchaient de les flanquer à la porte, mais je voyais mes chances de conclure l'affaire s'éloigner, tout comme les deux couples d'ailleurs, qui prenaient congé de moi tandis que le téléphone de l'une de mes importunes sonnait.
Quelques mots échangés, puis, avec un grand sourire, l'autre me dit : "On a bien failli être les seules sur ce coup et l'avoir, cet appart'. Mais dommage pour vous, on vient de nous en signaler un autre, plus grand et moins cher. Tant pis ! Tchao !"
Dehors, il pleuvait...