samedi 24 septembre 2016

Partir du bon pied...

Délirer sur un article récent de "Sciences et Avenir"...




- Ah, tiens ! Y a au moins une chose de sûre, Marcel, c’est pas de toi qu’on parle dans l’article d’aujourd’hui !



- Quoi ? Qu’est-ce que tu racontes ?



- Y disent que « Seul un français sur cinq effectue 10 000 pas quotidiens », et ça, tu les fais certainement pas, Marcel !



- Ben… je vais chercher le pain, je descends la poubelle et je vais voir le courrier tous les jours…



- Ah ouais ? Et ça fait combien de pas, ça, Monsieur ?



- Si tu crois que je compte ! On n’est pas à l’armée, ici !



- De toute façon, t’as pas beaucoup marché non plus pendant ton service militaire, planqué dans ton bureau ! C’est sans doute à cause de gars comme toi qu’ils répètent sans arrêt : « Une, deux, une, deux » !



- Ouais, ben tu peux bien te marrer, tu l’as jamais fait, toi, le service. Et des pas, t’en fais pas beaucoup non plus, t’es toujours accroché au comptoir à picoler et t’as qu’à traverser le trottoir pour poser ton cul dans ta voiture, alors la ramène pas ! Et toi, Ludo, t’en fais beaucoup, des pas ?



- Tu rigoles ?! Moi, c’est mes gagneuses qui marchent pour moi ! Je veux pas qu’elles restent comme des piquets à attendre le client. Si j’leur laisse un peu d’fric pour qu’elles se paient des tatanes, c’est pour qu’elles s’en servent !



- D’ac, mais tu les équipes pas de podomètres, tes michetonneuses, alors tu peux pas savoir combien de pas elles font !



- Le jour où elle s’ront payées pour déambuler, je compterai et tu seras l’premier informé !



- Bon, c’est pas tout, les gars ! Qui vient me donner un coup de main pour trimballer les fûts de bière ?



- Heu… Ça dépend… C’est loin ?



lundi 19 septembre 2016

Recette pour un voyage réussi (ou pas !)



Pour un voyage réussi, prendre une grande valise, à roulettes pour plus de commodité.

Y entasser, selon la saison, pulls ou t-shirts, roulés de préférence pour éviter qu’ils s’agglomèrent.

Sur un côté, enfoncer délicatement une trousse de toilette dans laquelle on aura pris soin de bien visser les bouchons des flacons.

Déposer ça et là, dans les creux, quelques paires de chaussures.

Si la valise a une poche extérieure, vous pourrez y incorporer quelques documents sur le trajet que vous suivrez.

Vous pouvez, si vous le désirez, agrémenter la poignée d’un ruban, voire d’un morceau de tissu de couleur vive, ou tout autre signe distinctif que vous jugerez bon.

Partant du principe généralement admis qu’une valise bien faite est une valise bien pleine, pensez à la préparer longtemps à l’avance, en laissant reposer une couche un jour ou deux avant de la recouvrir d’une autre.

Attention toutefois : cette recette, qui connaît plusieurs variantes, ne convient pas à tous les types de voyages. Elle est à réserver à des séjours en hôtels avec ascenseur, sous peine de faire de votre escapade un véritable calvaire si vous êtes logé dans les étages !


vendredi 16 septembre 2016

Chacun son chemin

C'était le thème du premier exercice de l'atelier de reprise des Chouettes Plumes, en quatre paragraphes débutant par : lorsque, pourtant, mais déjà, et depuis !



Lorsqu'il est arrivé dans le village, le temps s'est comme suspendu. Celle qui parlait a retenu le mot, celui qui allait ouvrir la portière de sa voiture a gardé la main sur la poignée, tel qui sortait de l'épicerie s'est arrêté sur le trottoir... Tous le regardaient. Qu'avait-il de particulier ? Rien, pensai-je. Ou plutôt tout ! Il ne ressemblait pas aux hommes d'ici, dans notre montagne, trapus, larges d'épaules, les mains calleuses et le regard sombre. Lui était grand et mince, un rire dansait dans ses yeux bleus et les doigts accrochés aux bretelles de son sac à dos étaient longs et fins. Attaché à son paquetage, un étui à violon. Ce fut lui qui rompit le charme en saluant à la cantonade et en demandant où trouver Monsieur Charles, le directeur de la scierie. Comme si la baguette magique tombait une seconde fois, chacun retrouva l'usage de ses mots et de ses gestes et on lui montra le chemin.
   Pourtant il n'avait rien d'un bûcheron, mais je ne pouvais même pas l'imaginer enfermé dans un bureau. Il était de cette race qu'on ne retient pas, trop droit, le regard trop clair qui semblait voir au-delà de nous, plus loin que les sapins de la plus haute cime. En le regardant on avait envie de savoir d'où il venait, où il allait, de l'écouter raconter la vie, la sienne ou celles qu'il avait croisées, assurément. On sentait que le village frissonnait : enfin quelque chose d'inhabituel arrivait avec cet étranger, déjà il était le nouveau sujet de conversation tandis qu'il grimpait prestement les marches qui menaient au centre névralgique de notre communauté, là où se décidait le bien-être de chacun dans ce coin perdu où l'emploi est si rare. Que venait-il chercher ?
   Mais déjà il redescendait, le pas lourd, passait devant moi avec, sur les lèvres, comme un sourire d'excuse, une souffrance retenue, et dans ses yeux la lumière s'était éteinte. Je notais les talons éculés de ses bottes, le blouson de cuir fatigué, les bords usés de la boîte à musique. Je voyais le dos plus si droit et la main qui se crispait sur du vide. Il s'éloignait et il me manquait déjà, lui que je ne connaissais pas. Il disparut au bout du sentier caillouteux, dans le grand virage qui mène vers des ailleurs que je ne verrai peut-être jamais. L'air était plus lourd et le soleil moins brillant.
   Et depuis je pense à lui, le passager du vent, le voleur de mes rêves, le cheminot qui a partagé notre vie, l'espace de quelques minutes... 

 Montage à partir de photos du net

dimanche 17 juillet 2016

Juste en passant...

Il fait beau, il fait bon, on se laisserait même aller à penser qu'on frôle la canicule, après tous ces jours gris... Serions-nous enfin en été ?

Juillet a commencé avec deux anniversaires pour lesquels, bien sûr, j'ai fait des cartes : la première pour ma "grande petite-fille", la seconde pour une copine.



Allez, je n'abuse pas de votre temps, et le mien est compté, car il me faut préparer mon prochain départ avec ma fille, une escapade à deux longtemps rêvée...
Oh, un tout petit bout seulement, mais j'ouvrirai grands les yeux, promis !

vendredi 1 juillet 2016

Juste un coucou !

Pour montrer que je suis toujours là, à peine moins occupée depuis que j'ai posé un point sur la dernière ligne du travail de l'atelier de cette saison... Les Chouettes Plumes vont avoir le loisir d'aller sécher sous d'autres cieux, parce qu'ici, comme inscrit sur le Bulletin municipal de la semaine :

Evit kaout amzer vrav N'eus ket nemet gortoz

Ce qui veut tout "simplement" dire :

"Pour avoir du beau temps, il suffit d'attendre"

Non, mais quel humour ! L'Ouest va être déclaré Champion du Monde de la patience ! 

 

lundi 20 juin 2016

Chouette alors !

Une Chouette Plume, correctrice émérite et bienveillante, m'a offert hier ce paillasson !


Pour "l'oiseau à lunettes qui veille tard" que je suis, c'est parfait !